C'est la fête du slip avec Vince

Ce blog parle de moi et un peu de moi aussi...

28 février 2007

Une vie bien ordinaire !

lunettesBeaucoup d'entre vous m'écrivent pour me dire que j'ai une vie mouvementée avec toutes les choses qui m'arrivent... Ce n'est pas faux. :) Mais je vous rassure, j'ai des jours off quand même. Je ne mets, sur mon blog, que les trucs succeptibles d'amuser mes lecteurs chéris. J'aime vous savoir heureux et comblés à la lecture de mes anecdotes mes petites cailles. Cependant, on m'a mis au défi de vous raconter une journée ordinaire de mon existence. Vous allez sûrement vous ennuyer comme Mike Tyson devant un championnat de patinage artistique, mais j'ai envie de prendre le risque.

Y'en a marre d'être reconnu comme étant le meilleur blog de toute la planète (j'ai récemment été contacté par une entreprise japonaise pour mettre ma tête sur des paquets de nouilles sautées au boeuf), marre d'être considéré comme un dieu par ma boulangère qui chaque semaine m'appelle pour me montrer un nouveau gâteau à mon effigie (j'avais déjà eu droit à ma tête en fève au moment de la galette), marre de cette horde de jeunes filles, toutes plus belles les unes que les autres, qui attendent devant chez moi, en hurlant mon prénom, pour un petit signe de main par la fenêtre de ma chambre, marre des centaines de lettres de demandes en mariage que je reçois quotidiennement. Il est temps pour moi de casser le mythe et de vous montrer que ma vie peut aussi être très ordinaire.

Par exemple, tous les matins, et ça depuis plusieurs années maintenant, j'ai un petit rituel. Après une bonne nuit de sommeil, je me lève. Comment je fais ? Bah en fait, je suis aidé par mon réveil qui se met à me gueuler dans les oreilles une chanson de Diam's. Je peux vous assurer que ça ne donne pas envie de rester couché. Ensuite, je sors la jambe droite de dessous la couette, puis la gauche et m'assois sur le rebord de mon lit (car je dors évidemment dans un lit). Après une période de 5 à 10 minutes pendant lesquelles je me demande où je suis,  qui je suis et ce que je fais ici, je me rallonge pendant 10 minutes. Conclusion : Je suis une grosse larve et il me faut 20 bonnes minutes pour comprendre que ce n'est pas une farce et qu'il est bien l'heure de se lever.

Après avoir été faire pleurer Godzilla aux toilettes, je me dirige dans un état comateux vers la salle de bain pour prendre ma douche (qui est l'endroit le plus approprié pour se laver, je me vois mal faire trempette cucu dans l'évier de la cuisine par exemple). Moment érotique pour toutes les demoiselles qui me lisent, j'adore sentir toutes ces petites perles d'eau chaude me dégouliner le long du corps. Je prends ma savonnette Dove au lait des Alpes et la frotte entre mes mains expertes pour la faire mousser abondamment. Puis je caresse avec cette mousse délicatement parfumée bip biiiiiippp biiiiiiiiipppppppppppppp !!! Non mais ça ne va pas ? Bande de petits pervers, vous ne croyez quand même pas que j'allais vous donner plus de détails sur ce moment intime ? Je réserve l'exclu à une journaliste de Gala qui vient me voir la semaine prochaine pour parler de ma vie avant et après mon blog.  N'essayez pas non plus de soudoyer ma pomme de douche, vous vous casseriez les dents (bah oui, vous avez déjà vu une pomme de douche qui parle vous ?).

Rien de tel qu'un bon petit déjeuner pour commencer une journée, voilà pourquoi, bien souvent avec moi, elle commence mal car je ne déjeune presque jamais. Je n'ai pas faim le matin et souvent pas trop le temps alors je m'en passe régulièrement. Mais il m'arrive parfois de me forcer un peu, car sinon à 11h00, j'ai l'estomac qui se prend pour Grand Corps Malade et qui slame comme un fou. Comme les petits nenfants, je suis pote avec Frosties de Kellogg's. J'adore le lait, nature, à la vanille, au chocolat, à la fraise. Je devais être une vache dans une vie antérieure... Et puis, je n'oublie pas mon petit jus de fruits (pour les vitamines qui donnent bonne mine et mine de rien c'est important !) et si j'en ai sous la main, une bonne tranche de brioche à la fleur d'oranger... Miam... Bon je reviens, j'ai la dalle !

Quand j'ai le temps, j'adore aller faire un petit footing un peu comme David Hasselhoff dans "Alerte à Malibu", le torse bombé et la crinière au vent pour entretenir mon corps d'idole. J'ai un public qui me suit, il ne faut pas que je me laisse aller, je fais particulièrement attention à tout ce que je mange. Par exemple, j'évite de manger de la pizza le week-end (5 jours sur 7 c'est déjà pas mal), et quand je mange des frites, je mets moins de nutella sur ma tartine pour le dessert. J'adore manger épicé aussi, mais pas les deux en même temps (pour ceux qui ont compris le jeu de mots, un porte-clef "My sweety Vince" vous sera remis en sortant).

Et puis, à part dormir et manger, je m'occupe beaucoup de ma grand-mère... Mémé Paulette ! Elle a 94 ans et toutes ses dents (sur son dentier, car sinon plus que 3 dont une qui dit merde aux deux autres). Je lui rends visite deux fois par semaine, je l'appelle (au téléphone, pas par la fenêtre), je lui fais ses courses (pas le PMU, mais les courses alimentaires) et elle vient aussi régulièrement dévorer manger chez moi. C'est ma mémé chérie, j'en ai plus qu'une alors je la gâte et puis, il faut dire aussi qu'elle est moins fatigante qu'un labrador, elle va aux toilettes toute seule, pas besoin de la sortir. (Oh ça va, je rigole !!!).

En attendant de trouver celle qui fera battre mon coeur (non je ne parle pas de la nouvelle console Wii), je dorlote mes animaux de compagnie. Un chat (Fripon), une chatte (Frimousse) et ma soeur (je sens que c'est un peu too much ça, je vais déguster si elle vient me lire...). Niveau boulot, plusieurs choses me tiennent à coeur et j'espère pouvoir y arriver prochainement, mais ça c'est un autre sujet... (petits gourmands, pas tout le même jour quand même...). Bref, j'ai une vie tout à fait normale mes amis, je vais aux WC comme tout le monde (sauf que je regarde tout le temps si il n'y a pas une caméra de planquée dans la cuvette pour me filmer le fendu), je transpire comme tout le monde (sauf que chez moi ça pue bon), je fais mes courses comme tout le monde (le dimanche matin avant l'ouverture pour ne pas être embêté par les paparazzis) et il m'arrive même de prendre le métro (car je n'ai pas l'autorisation de survoler Paris avec mon jet privé).

Une vie bien ordinaire donc...  Je vais vous laisser, car ma gouvernante vient de casser, une fois encore, mon nouveau service en cristal de baccara, que m'avaient gentiment offert les époux Chirac lors d'un cocktail privé en mon honneur et je vais devoir aller lui donner la fessée... :) (Je me demande si elle ne le fait pas exprès, j'ai l'impression qu'elle aime ça).

- Oui oui Loana, j'arrive, mais qu'est-ce que vous avez encore fait ?!?! Je n'suis pas content !  ;)

Posté par Vince77100 à 20:25 - Commentaires [28] - Permalien [#]


25 février 2007

Le coiffeur soporifique.

ciseauxHier nous étions samedi (je ne vous apprends rien ? Si ? Ah bon, excusez-moi, ça me paraît tellement évident pour moi alors j'ai toujours l'impression que ça l'est aussi pour les autres, je suis désolé !) ce qui veut dire qu'aujourd'hui nous sommes dimanche (oui je sais, je suis balèze, mais vous avez l'habitude maintenant) et ça marche aussi dans l'autre sens...

Par exemple, si hier c'était samedi alors avant hier nous étions vendredi (troublant non ? Essayez chez vous, vous allez voir, ça marche à chaque coup !). Enfin bon, donc hier, nous étions... Samedi ! Y'en a trois qui suivent... Faites un effort. Je sais bien que c'est dimanche aujourd'hui et que vous avez l'esprit lent, mais essayer d'être plus attentifs. Donc du coup, j'ai perdu le fil moi... Je reprends.

Hier nous étions samedi et comme je commençais à avoir la tignasse du Roi Lion, je me suis rendu chez ma coiffeuse préférée pour me faire ratiboiser la colline (entendez par là, me faire couper les cheveux). Je n'aime pas aller chez le coiffeur, je déteste me faire plotter la tête, mais il faut bien y aller sinon, à la longue, je finirais par ressembler au Capitaine Caveeeeeeeeeeeeeeeeerne ! Je n'y suis pas allé seul, j'avais avec moi, ma grande soeur qui elle aussi avait besoin d'un petit rafraîchissement capillaire. Rendez-vous à 9h30 pile. Ma coiffeuse qui est toujours à l'heure arrive à 9h45 précise. Elle m'enfile ma blouse Harry Potter et je me dirige vers les bacs pour le fameux shampoing saveur noix de coco.

J'ai deux heures de sommeil dans la tronche, la veille, j'ai eu une soirée bien arrosée avec ma chatte, je me suis saoûlé la tronche au coca cola devant Julien Courbet pendant que ma Frimousse adorée s'enfilait un seau de croquettes Whiskas pendant les pubs. Ah mais c'est qu'on sait s'amuser chez moi ! On a bien rigolé et nous nous sommes couchés tard... Du coup, le réveil a été très difficile et donc j'étais un peu dans le gaz arrivé au coiffeur. Mais, grand professionnel devant l'éternel, j'ai assuré comme un chef. Alors qu'elle commence à me laver les cheveux en me massant la tête avec la grâce d'un catcheur américain, un monsieur entre dans le salon.

- Bonjour Monsieur, c'est pour quoi ?

(Euh je ne pense pas me tromper en vous disant qu'il vient pour une coupe !).

- J'aimerais me faire couper les cheveux s'il vous plaît.

(Qu'est-ce que je vous avais dit... Je suis décidément trop fort).

- Vous voulez prendre rendez-vous ou c'est pour tout de suite ?

- Bah si vous avez de la place, je veux bien maintenant.

- Pas de problème Monsieur, venez vous asseoir ici.

Il s'exécute sagement et vient poser ses fesses dans le fauteuil juste à côté de moi. Vu la consistance de sa chevelure, j'imagine qu'il doit utiliser un shampoing au savoureux mélange d'huile d'olive et de couenne de porc fondue. Je pense d'ailleurs que ça devait être l'heure de la récréation, car toutes les pellicules étaient de sortie sur ses épaules. Je suis sûr qu'en regardant de plus près au microscope, on aurait pu voir des lentes dégueuler ou des poux kamikases préférant mourir en héros en restant sur sa tête !

Une douce odeur de moisissure de champignons bactériologiques parfume joyeusement ce personnage haut en couleur caca d'oie. J'évite de le regarder pour ne pas lui donner l'envie de discuter avec moi, car vu l'état de ses cheveux je n'ose imaginer le soin qu'il apporte à sa dentition et pour le coup, j'ai peur d'être réveiller trop violemment. Je me laisse donc aller aux mains expertes de Terminator qui continue de m'arracher le cuir chevelu. Monsieur « pue de partout », à mes côtés, sent tellement fort que j'ai un moment d'hésitation et je me demande si ma coiffeuse qui d'habitude utilise un shampoing à la noix de coco, ne serait pas en train de me laver la tête avec un shampoing à la noix de cucu. Après quelques minutes de souffrance, elle me demande de venir m'installer devant la glace. (Il ne faut pas me le demander deux fois).

Je vois alors le visage de ma pauvre soeur se décomposer quand on l'invite à prendre place à côté de Monsieur « on m'a coupé l'eau », c'est ça aussi le partage. :D L'assistante de ma coiffeuse décide d'aller s'occuper de Monsieur « savonnette en grève ». Vous voyez qu'il y a encore des gens courageux qui exercent un métier difficile et risqué.

-ça va Monsieur, l'eau n'est pas trop chaude ?

(Euh, va-t-il comprendre la question ? Lui a-t-on déjà parlé d'eau un jour ?).

- Non non, ça va, ça fait même du bien.

(Bah oui, le pauvre, c'est tout nouveau pour lui).

Pendant ce temps, ma coiffeuse commence à me couper gracieusement les cheveux en jettant toutes les deux minutes un oeil sur le calvaire de son assistante. (Quand je dis jeter un oeil, c'est une expression, elle ne s'est pas enlevée un oeil exprès pour le lancer à l'autre bout du salon... Bah oui, ce n'est pas possible... Et puis, elle n'en a que deux alors elle n'aurait pu le faire que deux fois et pas toutes les deux minutes... Il faut suivre !). Monsieur « je sens de tous les trous » a enfin les cheveux propres (c'est assez rare pour le souligner) et il prend à son tour place devant une glace. Même les yeux fermés, je l'aurais su... Comment vous dire ? Je l'ai senti passer. :D

- Qu'est-ce qu'on vous fait alors Monsieur ?

(Euh bah moi je serais assez partant pour tout lui enlever, ça ne peut pas lui faire de mal).

- Bah une petite coupe de printemps (dit-il avec un sourire édenté à la Freddy Krueger).

Pendant que l'assistante de ma coiffeuse commence à lui couper les... Comment dire... On ne peut pas vraiment appeler ça des cheveux... Enfin bon, vous voyez, Monsieur « senteur de l'année » s'endort comme un vieux mouton fermier épuisé par une semaine de transhumance en montagne. Qu'il termine sa nuit, pas de problème, mais qu'il se mette à ronfler comme un cachalot grippé c'est autre chose. Il grogne tellement fort que ça résonne dans tout le salon. Pourquoi réintroduire des ours dans les pyrénées alors qu'on a des vrais spécimens comme ce Monsieur qu'on pourrait envoyer passer quelques jours de vacances là-bas ?

Je ne vous cache pas qu'à ce moment précis, il règne une joyeuse ambiance et que tout le monde se marre et y va de son petit commentaire. Monsieur «senteur de bouc », lui s'est tellement endormi profondément qu'il commence même à avoir la tête qui penche sur le côté, ce qui rend encore plus complexe la tâche de la pauvre assistante qui essaye de le réveiller en vain. J'étais tellement occupé par ce spectacle que je n'avais même pas fait attention à la coupe qu'était en train de me faire ma coiffeuse. Absorbée par le one man show du client d'à côté, elle m'a transformé en militaire de la légion étrangère. Moi qui voulais juste une petite coupe pétard, me voilà transformé en Britney Spears ! (Enfin pas tout à fait, j'en ai gardé quand même un peu plus qu'elle).

Vient le tour de ma soeur, qui préfère expliquer clairement ce qu'elle désire avant, de peur de se retrouver, elle aussi, à faire sosie de Fabien Barthez. Pendant ce temps, l'assistante a enfin terminé de couper les cheveux de Monsieur « anus fleuri ». Elle a fait comme elle a pu vu qu'il a passé tout son temps à dormir comme un vieux chat pouilleux en ronflant comme un dromadaire toxicomane. Mais le plus dur reste à venir... Il faut maintenant réveiller ce Monsieur qui dort profondément. Pour ça, elle va devoir user de toutes les ruses possibles.

Elle commence par le secouer un peu, mais rien ne se passe. Elle lui lance alors des « Monsieur ? Monsieur ? » directement dans son oreille, mais toujours rien. Elle ira même jusqu'à lui passer le sèche cheveux sur le visage pour essayer de le faire réagir, mais aucun signe. Finalement, il aura fallu tout le temps de la coupe de cheveux de ma soeur pour que Monsieur « c'est par où la salle de bain ? » ouvre enfin les yeux et comprenne qu'il s'était endormi. Je ne vous cache pas qu'il s'est senti un peu con (nous, on l'a senti tout court) et qu'après avoir payé précipitemment, il s'est sauvé du salon en toute urgence.

Moi qui n'aime pas aller chez le coiffeur, je dois dire que samedi matin, le spectacle était finalement assez sympathique. Je pense d'ailleurs que je vais m'arroser régulièrement la tronche avec du Pokon plante d'intérieur pour pouvoir y retourner rapidement. ;)

Posté par Vince77100 à 18:33 - Commentaires [33] - Permalien [#]

21 février 2007

Numéro 1 dans le monde !

claireDimanche matin, alors que je dormais tranquillement comme un vieux koala en pré-retraite, je suis réveillé en sursaut par un coup de téléphone. Je bondis de mon lit comme une gazelle championne de rock acrobatique et cours décrocher.

- Allo ?
- Allo doudou ?
- Euh... Oui c'est qui ?
- C'est moi ton ex, Adriana Karembeu !
- Ahhhh salut ma petite caille des îles, comment vas-tu ?
- Bien mon coeur, tu as écouté la radio ce matin ?
- Non pourquoi ma petite salade niçoise ?
- Parce qu'ils disent que ton blog rencontre un succès phénoménale en ce moment et que tu vas être décoré de l'insigne
de chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres sur le web.
- Non tu rigoles ?
- Est-ce que j'ai une tête à rigoler ?
(Euh je sais pas moi, au téléphone c'est difficile de juger).

- Merci pour cette excellente nouvelle ma petite escalope normande, je vais prévenir mes proches.

A peine venais-je de racrocher que le téléphone sonne de nouveau.  J'approche mon oreille du combiné et j'entends alors un message préenregistré qui me met dans un état second : "Bonjour, vous êtes en communication avec l'Elysée, ne quittez pas, nous allons vous répondre".  Ce n'est pas possible, c'est une farce, ais-je bien entendu ou mon état comateux me fait délirer ? Alors que je me pose des questions quand à la véracité de cet appel, une voix me répond :

- Allo Monsieur Vincent ?
- Euh... Oui.
- Quel honneur de vous avoir au téléphone. Je suis Jacques Chirac, le Président de la République Française.
- Mes respects Monsieur Le Président, mais je ne comprends pas ?
- Vous êtes modeste en plus, j'apprécie cela. Je me permets de vous téléphoner pour vous féliciter chaleureusement pour le succès que vous rencontrez avec votre blog. Je m'y suis rendu hier soir entre deux conférences et j'ai beaucoup ri. Bernadette m'a d'ailleurs demandé de vous embrasser et de vous faire part de toute l'admiration qu'elle vous porte. Elle ne parle plus que de vous depuis une semaine et a même fait installer dans nos appartements à l'Elysée, un bronze (entendez par là une statue, pas un vieux caca tout sec) à votre effigie.
- Je ne sais pas quoi vous dire Monsieur Le Président, je suis très touché.
- Appelez-moi Chichi, je vous en prie.  Nous aurons très prochainement l'occasion de nous rencontrer car j'organise un cocktail à votre honneur dans les salons privés pour vous remettre personnellement cette insigne que vous méritez amplement. Je ne vous dérange pas plus longtemps. Au revoir et encore toutes mes félicitations.
- Merci Monsieur Chichi.


A cet instant même, je réalise alors l'ampleur de ce qui m'arrive. Des centaines de sms se bousculent sur mon portable :

"Toutes mes félicitations, je t'aime de tout mon coeur mon roudoudou chéri" ELSA.
"Congratulation for you ! You're the best. I hope to see you very soon" STEVEN SPIELBERG.
" Je suis trop contente pour toi, tu es vraiment le meilleur, mais ça je le savais déjà" Ta petite soso d'amour (SOPHIE MARCEAU).
"Moi contente beaucoup pour toi. Tu formidable pour moi et mon coeur aimer toi so much" KYLIE MINOGUE.
"Trouveras-tu encore le temps d'écrire mes spectacles ?" FRANCK DUBOSC.
" Waouf waouf waouf, waouffff waouff waouffffffff" SNOOPY.
"J'en connais un qui va gagner des millions !" JEAN-PIERRE FOUCAULT.
" Iihhh Iiiiihhhhh Aaaaaaoooouuuuuuuuuuuuuuu" MICKAEL JACKSON.
" Ce p'tit sms pour te dire que je suis teeeeellemin continte pour toi, ça s'peut pô teeeellemin j'suis heureuse lô. René te fait un gros bec aussi" CELINE DION.

Et j'en passe et des meilleurs. J'allume la télé pour essayer de me changer les idées car là, ça fait trop de choses d'un coup et mon petit cerveau a du mal à assimiler tout cet amour qui découle de partout. C'est la fin du journal et j'entends alors Claire Chazal parler de moi.

"Le grand succès que rencontrent les blogs sur internet vient d'être enfin récompensé. En effet, un habitant de la ville de Meaux, un certain Vincent a vu aujourd'hui sa vie basculer dans un conte de fée. Il faut dire que son blog, "la fête du slip", est particulièrement réussi et attire de plus en plus d'internautes du monde entier. Un savoureux mélange de rires et de larmes, qui au final, offre aux lecteurs un agréable moment sur la toile. Jean-Yves Lebon et Corinne Lasage nous font découvrir celui que tous les médias s'arrachent...".

Je ne vous cache pas qu'à ce moment précis, c'est beaucoup trop de choses qui me tombent sur la tête. Je n'avais jamais reçu autant d'émotion d'un coup depuis l'arrêt de la diffusion de l'Inspecteur Gadget sur France 3 ! Je décide de sortir pour m'aérer et aller acheter une baguette. Je croise ma voisine qui bave en me dévisageant de haut en bas avec envie, le journal du matin vole au vent sur le trottoir avec en première page une photo de moi qui a pour légende "Vincent : Le nouveau roi du net c'est lui !", un car de touristes japonais s'arrête à mes pieds laissant s'échapper de nombreux flashs de photos qui crépitent par les fenêtres, ma boulangère tombe dans les chaussons aux pommes en me voyant rentrer dans la boutique (ils ne sont pas dans le pétrin maintenant pour servir les clients)... C'est de la folie ! On n'avait pas vu un tel engouement depuis le concert des Rolling Stones au Stade de France.

Tout cet amour, toute cette ferveur autour de moi m'angoisse terriblement et c'est un peu désorienté que je décide de retourner m'enfermer chez moi. Alors que je voulais retourner dans ma chambre, histoire de m'allonger la graisse un moment pour faire le point sur tout ce qui m'arrive, je me rends compte que la porte est entre-ouverte. Je la pousse tout doucement (comme Bibie) et découvre Monica Bellucci entièrement nue sur ma couette Zorro.

- Ti amo il mio amore.
- Euh ti amo moi aussi.
- Viens vite me rejoindre, j'ai froid.
- Euh vi vi, tout de suite.


Là, elle se met alors à m'embrasser tendrement ne laissant pas l'occasion à mes lèvres fébriles de résister. Son souffle chaud caresse ma peau qui frissonne de plaisir. Alors que je suis dans un état de plénitude totale, quelque chose vient perturber mon épanouissement. Une odeur de cadavres de vieilles sardines échouées sur une plage du nord à marée basse en 200 avant Jésus Christ vient titiller mes pauvres narines. J'ouvre les yeux et je vois... Frimousse (ma chatte) qui me lèche la tronche avec sa vieille langue râpeuse pour désespérément essayer de me réveiller. Et oui, tout ça n'était qu'un rêve... J'ai bien reçu un sms, mais c'est un pote qui me demandait de l'aide pour son déménagement, j'ai bien vu Claire Chazal à la télé, mais elle parlait de la campagne présidentielle, j'ai bien été chez ma boulangère mais c'est moi qui ai failli tomber dans les pommes en voyant qu'il n'y avait plus de croissants aux amandes... Un chouilla moins glamour tout ça. Ce qui est vrai par contre, c'est que vous êtes de plus en plus nombreux à venir me lire et je vous en remercie très chaleureusement. ;)

Posté par Vince77100 à 18:53 - Commentaires [32] - Permalien [#]

18 février 2007

Enfermés dehors !

scieIl est venu le temps (des cathédraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaales !) pour moi de vous raconter une anecdote, particulièrement embarrassante, qui m'est arrivée il y a une bonne dizaine d'années maintenant.

Allez chercher de quoi vous restaurer et de quoi vous hydrater puis installez-vous bien confortablement dans votre fauteuil pour lire les quelques lignes qui vont suivre. Tout a commencé par une belle journée d'avril. Il faisait beau et doux, le jour venait à peine de se lever. Les petits oiseaux chantaient déjà la macarena à ma fenêtre, les enfants de mes voisins jouaient à se hurler dessus en se traitant de tout un tas de noms du terroir et donnaient des coups de pied dans la clôture de mon jardin, le chien de ma voisine aboyait plus fort que Snoop Doggy Dogg à la Scala de Milan, bref, un matin bien tranquille comme tant d'autres.

Mes parents s'étaient absentés pendant quelques jours pour leur travail et j'étais donc seul à la maison avec ma soeur. Après avoir pris mon petit déjeuner avec mon pote Frosties de Kellogg's puis, une bonne douche bien chaude avec ma savonnette Dove qui rend la peau plus douce qu'un cucu de bébé fraîchement poudré et mon shampoing l'Oréal parce que je le vaux bien, je décide de sortir avec ma soeur pour acheter un magazine. Comme nous n'en avons pas pour longtemps (théoriquement), je mets la barre de sécurité (qui se trouve à l'intérieur) à la porte d'entrée et nous décidons de passer par le garage, car il se verrouille tout seul avec un petit clic qu'on pousse juste avant de le fermer.

Le marchand de journaux n'est qu'à quelques mètres de chez nous. Ma soeur qui est une grande intellectuelle s'achète "Star Club" et moi qui adore la grande littérature française, je m'offre "Le Journal de Mickey". Quelques minutes plus tard, nous voici donc sur le chemin du retour, pressés d'aller dévorer nos best sellers. Je tire la porte du garage qui me résiste. J'essaye une nouvelle fois, mais rien y fait, elle est belle et bien verrouillée. Soudain, une lueur d'intelligence me fait réagir.

- Mais je suis bête, je ne peux pas l'ouvrir, j'ai mis le clic avant de partir, elle est donc bloquée. Il faut qu'on passe par la porte d'entrée.

Nous faisons donc demi-tour et nous dirigeons, tranquillement, vers la porte principale que je tente d'ouvrir à son tour. Et là... C'est le drame ! J'ai mis la barre de sécurité avant de partir à l'intérieur de la maison et donc la porte est elle aussi bloquée. On ne peut l'ouvrir que de l'espace d'un chat. Nous voici donc à 11h00 du matin enfermés... Dehors ! La panique commence à nous gagner. On ne va quand même pas casser un carreau pour rentrer chez nous ? Comment faire ? Après quelques minutes d'hystérie collective où moi et ma soeur nous nous arrachons les cheveux de la tête en se traitant comme des vaches de trait shootées au fourage transgénique, nous tentons avec un morceau de bois de faire basculer la barre à l'intérieur. Malgré notre coup de main à la  Mac Gyver, rien y fait. Si c'était aussi simple que ça, les cambrioleurs seraient multimillionnaires et l'inventeur de ce truc au chômage.

- Mais qu'est-ce qu'on va faire ? Les parents ne rentrent que dans trois jours, on ne va pas dormir dehors ?

Soudain, mon expérience télévisuelle me pousse a donner de grands coups de pied dans la porte avec l'espoir que la barre finisse pas céder. Mais j'ai beau me prendre pour l'homme qui tombe à pic et alerter tout le quartier, ça ne change rien. Si seulement Terminator pouvait exister, lui, il pourrait sûrement m'aider. J'ai bien une voisine qui lui ressemble, mais elle est trop âgée. Alors que je continue à m'exciter sur la porte comme un fauve affamé sur une gazelle bien grasse, une vieille dame qui promène son mari s'arrête devant chez moi et me demande :

- Ehhh vous là !!! Qu'est-ce que vous faites ? (On joue aux dés avec Roger Hanin, ça ne se voit pas ?).
- Bah on essaye de rentrer chez nous Madame.
- En enfonçant la porte ? Vous n'avez pas de clé ? (Si si bien sûr, mais comme on a du fric à claquer, on préfère ma soeur et moi défoncer une ou deux portes par semaine).
- Non, elles sont restées à l'intérieur et on a mis la barre. On ne peut plus rentrer chez nous.
- Ah d'accord. J'ai eu peur, je pensais que vous essayer de rentrer chez des gens par effraction. Bon courage alors (ok en gros... Démerdez-vous !).


Ma soeur qui a deux ans de plus que moi et par conséquent un cerveau un peu plus développé que le mien (je dis ça juste parce qu'elle vient lire mon blog) me donne alors une idée.

- Et si on demandait à un voisin de nous prêter une scie à métaux ?
- Mais tu sais que tu es trop forte toi ? Tu es vraiment la soeur de ton frère, pas de doute !


Je me dirige donc vers notre voisin le plus proche, un monsieur assez bizarre (qui a déménagé depuis) et qui avait pour habitude de se faire griller les poils du fion autour d'un feu de bois, la nuit dans son jardin, en poussant des petits cris de hyènes.

- Excusez-moi Monsieur ?
- Oui ?
- Je suis votre voisin et j'ai un petit problème. Vous auriez une scie à métaux à me prêter ?
- Oui je dois avoir ça... Une grande ou une petite ? C'est pour quoi faire ?
- Euh... C'est pour rentrer chez moi. J'ai mis la barre de sécurité et du coup, je ne peux plus rentrer alors j'aimerais la scier.
- Ah ah ah... Elle est bonne celle-là ! (Ouais bah moi je m'en serais bien passé). Je vais vous chercher ça.


Quelques minutes plus tard, il revient avec l'outil en question. Son regard sombre de tueur en série me fixe avec insistance. Ses lèvres pincées esquissent un petit sourire antipathique. (Tinnnnnnnnn, je n'avais jamais remarqué, mais mon voisin c'est Hannibal Lecter !!!). Il s'approche de moi et me tend l'arme du crime.

- Tiens ! Tu me le rapportes quand tu as terminé.
- Oui oui Monsieur, pas de problème. Merci beaucoup.


Je ne reste pas une seconde de plus chez mon voisin le psychopathe et de retour devant ma porte d'entrée, je commence à scier la barre de sécurité.

Zzoooiiiinnnnnggggggg...

Zzoooiiiinnnnnggggggg...

Zzoooiiiinnnnnggggggg...

Alertée par ce bruit strident, une voiture de la police municipale qui patrouille dans le quartier s'arrête devant chez nous.

- Excusez-moi ? Vous pouvez m'expliquer ce que vous êtes en train de faire ? (Euh ça ne se voit pas ? Je joue au pouilleux déshabilleur avec Robert de Niro !).
- Nous essayons de rentrer chez nous Monsieur. J'ai mis la barre par erreur et nous sommes bloqués dehors.
- Vous avez vos papiers d'identité ?
- Euh non, ils sont à l'intérieur.
- Allez me les chercher s'il vous plait. (Euh oui et je fais comment ? Je passe par la cheminée ?).
- Je veux bien Monsieur, mais quand j'aurai terminé de scier la barre.


Heureusement ma soeur qui avait ses papiers sur elle, est allée leur montrer et ils ont pu voir que nous habitions bien ici. Quelques minutes s'écoulent et la barre cède enfin sous les "Alléluia" fournis de la paroisse de Sainte Thérèse de Lisieux qui résonnent dans ma tête. Nous pouvons enfin rentrer chez nous !!! Je retourne chez mon voisin le tueur pour le remercier et lui rendre son outil de travail et rentre enfin chez moi, dévorer mon Journal de Mickey.

Conclusion : Quand vous sortez de chez vous, pensez toujours à accrocher une scie à métaux sur votre jeu de clés, c'est encombrant, mais ça peut toujours servir.


Pour finir, je tiens à remercier les nombreuses personnes qui ont fait littéralement exploser le standard de "I love Vince forever and ever". Des milliers de demandes affluent du monde entier. Un fan club officiel ouvrira ses portes dans le courant de l'année et un calendrier 2008 est déjà à l'étude. Merci à tous... Invision_Board_France_536

Posté par Vince77100 à 17:25 - Commentaires [30] - Permalien [#]

14 février 2007

Ahhhhh... La saint Valentin.

Saint_Valentin_JoyeuseEn ce jour un peu spécial... Bah oui, vous n'allez pas me dire que vous avez oublié ? C'est la fête à pépère Valentin aujourd'hui !!! C'est fou ce qu'on parle de lui en ce moment.

On ne fait pas autant de tapage médiatique autour de ma fête moi ! Qu'est-ce qu'il a de plus que moi celui-là encore ? La saint Vincent c'est le 22 janvier et bien que dalle sur moi à la télé, même pas une ligne dans le journal de Mickey alors que ce fameux Valentin, lui, a droit à tous les égards. C'est pas zuste !!!

En plus, il doit commencer à être vieux ce type depuis le temps qu'on en parle, il ferait bien de prendre sa retraite...  On a déjà le père Noël qui fait du rab alors ça va...  On ne le voit jamais, mais alors qu'est-ce qu'il nous coûte cher ! Une fois, un ami s'était fait voler sa carte de crédit le jour de la saint Valentin et bien il n'a pas porté plainte car le voleur dépensait moins que sa femme. (Non non pas taper... C'est juste une mauvaise blague ! Ouf... j'ai eu chaud).

Qui a créé cette fête qui rend joyeuse ma fleuriste pendant 24 heures ? Est-ce que c'est un mari près de ses sous qui, grâce à cette occasion, a trouvé un moyen de toujours tenir la main de sa femme (car si il a le malheur de la lui lâcher, elle part faire du shopping) ou bien encore de lui dire toute la journée qu'elle est la plus belle et qu'elle est encore plus jolie au naturel (car sinon, elle va passer deux heures chez l'esthéticienne juste pour un devis) ? Est-ce que c'est un mari infidèle qui profite de cette journée pour crier haut et fort à ses amis qu'il aime la même femme depuis plus de 25 ans mais que si son épouse le savait, elle le tuerait (oh ça va, ça peut arriver... Chez les femmes aussi ! Si si... Menteuses !) ou alors c'est une femme qui n'en pouvait plus de son mari et qui a créé ce jour pour le sortir un peu partout en espérant qu'il ne retrouve pas son chemin (vous voyez bien qu'il y en a des vilaines aussi). Je crois qu'on ne le saura jamais...

Et puis, il y a les cadeaux et il faut encore faire attention à ne pas se tromper. Ne jamais offrir quelque chose qui pourrait vexer madame, comme par exemple des sous-vêtements trop petits pour elle (sinon vous risquez d'entendre : "Oh mon dieu, j'ai pris 3,8 grammes, je suis moooooooooooche et grooooooooooooosse !"), ne pas acheter non plus de
soutien–gorge wonderbra, de culotte amincissante ou bien encore de collant remonte–fessier (elle pourrait mal le prendre). Attention aux boîtes de chocolats avec l'inscription "allégés" (ça peut faire des conflits) et éviter d'arriver le sourire vademecum fluor et plantes avec un bouquet de chrysanthèmes à la main (même s'il ne restait plus que ça chez votre fleuriste, ça la fout mal...). Enfin, éviter la boulette (et pas celle de Diam's...) en rentrant chez vous avec le regard triste d'un coker battu et abandonné dans un vieux chenil désinfecté au fin fond du Pas-de-Calais en disant : "C'était aujourd'hui ?" ou alors trouvez une excuse du genre "le fleuriste n'a pas réussi à rentrer dans l'immeuble, le code a changé ?", ou alors "tu n'as pas reçu ma carte avec les petits coeurs et les gros bisous ? Tinnnnn ils n'assurent pas une cacahuète à la poste !", ou bien encore "Je t'avais laissé un message sur ton répondeur pour t'inviter à déjeuner ce midi, c'est pour ça que je ne reconnaissais pas ta voix".

Bref, pas que je n'aime pas la saint Valentin (je ne sais toujours pas qui c'est ce mec !), mais je pense qu'il ne faut pas attendre ce jour précisément pour dire à la personne qui fait battre votre coeur que vous l'aimez et qu'il faut lui en apporter les preuves tous les jours. (Et là, je sens que toutes les filles qui lisaient ce post depuis le début, et qui commençaient à s'énerver tout rouge, respirent de nouveau en faisant des petits battements de cils). Ce n'est que de l'humour mesdemoiselles, je suis un grand romantique en fait. Avec moi la saint Valentin c'est un énorme bouquet de roses rouges au parfum subtile et léger, un dîner aux chandelles dans l'intimité d'un petit restaurant à la cuisine fine et savoureuse, une tendre ballade main dans la main au clair de lune sur une plage du pays basque (enfin pas aujourd'hui car il parait qu'il y a une tempête de vent à renflouer le Titanic), un bain moussant et chaud délicatement parfumé aux huiles de vanille et parsemé de pétales de roses et enfin, un petit massage "made in moi-même"
à la crème de Jojoba et d'amande douce pour sentir le corps de ma belle frémir sous mes doigts experts.

Si vous aussi vous voulez participer au grand casting : "Vince you're my love forever and ever" laissez dès à présent vos coordonnées au standard de "Ohhhh my god... Vince" au 06 61 ** ** ** (appel non surtaxé) car pour moi la saint Valentin cette année, c'est cheeseburger devant la télé. ;) (Un poil moins romantique...).

Posté par Vince77100 à 17:46 - Commentaires [36] - Permalien [#]

10 février 2007

Déjeuner chez madame cracra !

moucheAttention, l'histoire que je vais vous raconter aujourd'hui s'adresse à un public averti. Il est possible que certaines scènes puissent heurter la sensibilité des plus faibles. Merci de prendre toutes les précautions d'usage et de prévoir un sac plastique à portée de vos mains. Tout aussi terrifiants qu'ils puissent paraître, je vous rappelle que ces faits sont authentiques et vécus... Je vous souhaite bien du courage...

Quand j'étais enfant, comme mes parents travaillaient beaucoup pour essayer de faire vivre leur petit commerce de musique, je passais souvent mes mercredis après-midi avec ma soeur, chez ma grand-mère maternelle, la fameuse mémé Paulette que je ne vous présente plus ! Une vraie star sur mon blog ! (Vous connaissez déjà "Mémé Paulette déjeune à la maison", "Mémé Paulette fait la sourde oreille" et "Mémé Paulette chez la dermatologue". Bientôt vous aurez droit à "Mémé Paulette sur la croisette", "Mémé Paulette fait du ski", "Les dents de la mère de Mémé Paulette" et "Le grand blond avec une chaussure à Mémé Paulette"). Mais aujourd'hui c'est une toute autre histoire que je vous invite à découvrir...

Mémé Paulette a beaucoup d'amis dans le petit village où elle est née. Tout le monde l'appelle "La grand-mère du playboy". (Bah quoi ? je peux inventer des trucs aussi non ?). Parmi les connaissances de ma grand-mère, il y a une de ses grandes amies que je vais volontairement appeler madame cracra pour ne pas que ses proches la reconnaissent (quoique je pense qu'avec ce nom-là, ça peut les mettre sur la voie...).

Par un merveilleux mercredi de printemps, madame cracra décide de nous inviter ma grand-mère, ma soeur et moi, à venir manger chez elle le midi. Pas besoin d'apporter quoique ce soit, elle s'occupe de tout. Connaissant un peu l'hygiène de cette dame, et néreux comme je suis, je ne vous cache pas que cette nouvelle était loin de m'emballer, mais je ne voulais pas, faire louper à ma mémé chérie, l'occasion de revoir son amie. C'est donc avec une immense joie, très très bien cachée, que j'accepte l'invitation.

Pour être sûr de ne pas arriver en retard, nous prenons le bus de 10h30 et arrivons trente minutes plus tard devant le domicile de cette perle de fraîcheur. Je sonne à sa porte (c'est un peu le principe de la sonnette voyez-vous... Par exemple, si je sonne à la porte de ses voisins, ce n'est pas elle qui va m'ouvrir...) et je l'entends nous crier :

- J'arrive ! J'arrive !
(Oh mais ne vous pressez surtout pas, là, au moins, on respire...)
.

Quelques secondes s'écoulent à peine lorsque je vois déjà la vieille porte s'ouvrir dans un grincement à faire sauter tous les plombages d'Elizabeth Taylor. Une odeur surnaturelle de moisissure préhistorique s'échappe alors de la vieille demeure me donnant, sur l'instant, une folle envie de faire demi-tour. C'était tellement insupportable que même les mouches se sauvaient en nous remerciant d'avoir sonné (bon ok j'en rajoute un peu, mais c'est pour que vous imaginiez bien, le niveau de gaz carbonique dans l'air).

- Mais vous êtes en avance, je commence seulement la cuisine. (Si tu veux on peut repartir, ce n'est pas un problème... Au contraire, je pense qu'on ferait une bonne action même !).
- On avait peur de louper le bus alors on a préféré venir un peu plus tôt. (Quelle riche idée !).
- Entrez, entrez..
. (Oui bah ça tu fais bien de nous le demander, car c'est pas la première chose à laquelle on pense quand tu ouvres ta porte). Installez-vous dans la cuisine, c'est par ici (Euh tu es sûr que ce n'est pas plutôt les toilettes par là car ça diffuse...).

En passant devant madame cracra, une odeur de transpiration de hyène de la Renaissance m'oblige à marcher en apnée jusqu'à la fameuse cuisine où règne un bordel sans nom.

- Comme je sais que Vincent adore la pizza, j'ai décidé de vous en faire une à ma façon. (Oui, "à sa façon", c'est le bon terme !).

Ces dernières paroles me font craindre le pire et quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises. La nappe qui recouvre la table est tellement sale qu'on distingue à peine les petites fleurs qui sont dessinées dessus. Malgré ça, madame cracra commence à rouler la pâte sur cette surface immonde (Elle veut ma mort elle ou quoi ? Même le fion d'un babouin est plus sain). Alors que je commence à tourner de l'oeil, elle me demande si je peux lui attraper un plat sous l'évier. Pas besoin de lui poser la question pour savoir où ça se trouve, il n'y a qu'à suivre les mouches qui dégueulent. J'ouvre alors le petit placard et découvre une grosse marmite qui devait tenir debout par l'opération du saint esprit (ou alors elle était collée par la crasse). Elle me regarde et me dit :

- Tiens, bah qu'est-ce que c'est que cette marmite ?
(On dirait un pot de chambre mais bon...).


Elle l'ouvre et découvre qu'il y a quelque chose de noir à l'intérieur.

- Qu'est-ce que c'est que cette chose-là ?
(ça ressemble de plus en plus à un pot de chambre mais bon...)
.

Soudain, la voilà prise d'un éclair de génie dont nous nous serions bien passés...

- Ahhhhh mais si, je me souviens, c'est le reste de la langue que j'ai mangée avec mes enfants à Noël ! (Comme nous sommes au mois d'avril, ça ferait 4 mois que cette horreur repose en paix dans la marmite !). Mais c'est bizarre, je ne me souviens pas avoir mangé de la langue cette année, c'est quand même une drôle d'histoire ça (Oh oui j'ai tellement rigolé que j'en ai encore mal au ventre dis donc !). Ahhhh mais non, ça me revient, c'est pas le menu de ce Noël, mais celui de l'année dernière !!!

Je ne vous cache pas qu'à ce moment précis, je me suis senti partir. Un an et 4 mois qu'elle conserve dans cette vieille marmite un morceau de langue fossilisé. Je ne vous raconte pas l'odeur ! Ma grand-mère, ma soeur et moi, restons sous le choc par cette découverte archéologique et je ne vous cache pas qu'avec tout ça, je commençais à avoir les dents du fond qui baignaient.

- Je suis désolé, mais je ne comprends pas ce que ça fait ici, ça ne sent pas très bon en plus (ça, c'est le moins que l'on puisse dire !).

Elle s'absente quelques secondes de la cuisine et revient avec une bombe de Brise fraîcheur (parfum pour rendre l'air de vos chiottes fleuri) et en inonde la pièce. Jusque là, vous allez me dire, c'est plutôt une bonne nouvelle, mais là où ça se gâte c'est que trouvant qu'elle sentait la transpiration à force de s'agiter dans tous les sens (si il n'y avait que ça, ça serait la fête du slip), elle décide de s'en mettre également sous les bras ! Non, vous ne rêvez pas ! Madame cracra utilise la bombe à chiottes comme déodorant. Je me tourne alors vers ma grand-mère et la regarde avec les yeux humides pour lui faire comprendre que j'aimerais vraiment sortir, au plus vite de ce cauchemar, mais elle et ma soeur sont figées de terreur devant ce spectacle surréaliste.

Plus personne ne dit rien, tout le monde observe avec effroi la préparation de la pizza. Après avoir essuyé le plat avec le torchon sale qui était posé à terre dans le coin de la pièce, elle écrase délicatement la pâte avec ses mains parfumées au brise touch and fresh, puis après s'être léchée les doigts à chaque rondelle de tomate qu'elle découpe, elle dépose soigneusement tous les morceaux, prenant bien soin d'y rajouter ceux qui étaient tombés au sol (il ne faut pas gâcher la nourriture...). Un peu de jambon frais et propre (c'est assez rare pour le souligner) et enfin elle apporte la touche finale en dispersant le fromage (qui pue) râpé sur toute la surface. Après un petit passage au four, il est temps de déguster ce plat béni des dieux. Je ne vous cache pas que je n'ai pas réussi à l'apprécier à sa juste valeur.

Depuis ce jour, nous ne sommes plus jamais aller manger chez madame cracra, ma grand-mère a préféré l'inviter chez elle et lui faire découvrir les joies de la cuisine saine... ;)

Posté par Vince77100 à 21:06 - Commentaires [26] - Permalien [#]

07 février 2007

Et ta soeur ?

jussieuJ'adore ma soeur ! J'ai la chance de la connaître depuis très longtemps puisqu'elle était déjà là le jour où j'ai ouvert les yeux à la vie (wwaaaoooouuuuu c'est beau ça... J'aurais dû faire Baudelaire comme métier).

Elle est le fruit de l'amour de mes parents (pour ceux que les histoires de fesses choquent, elle a été trouvée dans une rose et moi dans un chou... Mais il a bien fallu que mes parents jardinent avant car ça ne pousse pas tout seul ces petites choses-là !). Elle a deux ans de plus que moi (oui, c'est la plus vieille, la plus ridée... La moins fraîche quoi !).

Quand nous étions plus petits, nous passions énormément de temps ensemble et je dois dire que si je suis le roi de la gaffe, elle, c'est la présidente internationale du congrès intergalactique de la bourde en tout genre (si si, c'est possible !). Un jour, alors que nous étions tous les deux à la fac (nous sommes super cultivés. Bon ok, ça ne se voit pas tout de suite, mais nous avons fait de hautes études... En effet, les cours de Lettres à Jussieu étaient au deuxième étage), nous décidons, ma soeur et moi, de passer par la petite boulangerie du campus pour nous restaurer quelque peu (je fais du Victor Hugo aujourd'hui ou quoi ?).

Les cours à Jussieu commencent très tôt le matin et pour ne pas arriver en retard, nous nous levions de bonne heure. Avant d'arriver sur Paris, il nous fallait braver les transports en commun. La voiture jusqu'à la gare, le train jusqu'à Paris et enfin le métro jusqu'à la fac. Un vrai moment de détente et de fraîcheur. Je vous passe les détails que vous connaissez tous (nos yeux de Koala qui veulent terminer leur nuit, les odeurs de transpiration immondes qui titillent nos frêles narines de bon matin, une petite flouze légère qui s'échappe dangereusement du postérieur de mon voisin d'en face et qui parfume pendant plusieurs stations notre wagon qui sentait déjà le bouc à la retraite, l'affluence des heures de pointe dans le métro qui permettent au monsieur devant moi d' écraser mes petits pieds  innocents et de me souffler à la tronche son haleine de boursin oublié dans le frigo depuis plusieurs années...), bref, quel bonheur d'arriver enfin devant la fac et de pouvoir mettre notre nez dehors afin de sentir l'air pur des pots d'échappement parisiens.

Alors que jusque-là, nous avions savouré uniquement les odeurs de gastros de chameaux que nous offrait le métro, un doux parfum de croissants chauds vient caresser nos trous de nez fragilisés. Ma soeur décide d'aller nous en acheter un chacun. Je ne vous raconte pas comme il était bon et puis, j'avais tellement faim que je crois que même si un vieux pigeon poussièreux avait crotté dessus, je l'aurais savouré quand même (oh ça va, c'est juste une expression !). Alors que nous dégustons notre petit déjeuner improvisé, la raison de notre présence ici, nous revient en mémoire.

- Mer**, le cours de latin !

J'avale mon dernier morceau de croissant, ramasse mon sac à dos, attrape ma soeur par le col et nous courons aussi vite que Carl Lewis. Ce qui est bien à Jussieu, c'est qu'il y a des ascenceurs pour éviter de se taper tous ces escaliers aux marches trop hautes et aux odeurs de pipi d'étudiants stressés par les examens. Alors que nous arrivons tout juste devant l'ascenseur, les portes se referment. Ma soeur se lance alors dans la poésie :

- Mais quelle bande de gros co**, tu ne vas pas me dire qu'ils n'auraient pas pu nous maintenir cette put*** de porte ouverte ! On arrivait ! A cause de ces conna*** nous allons être obligés de nous taper ces put*** d'escaliers et arriver en retard à ce cours de mer** !!!

Un chouilla énervée la grande soeur. Le pire dans tout ça, c'est qu'à peine venait-elle de terminer sa phrase que les portes de l'ascenceur s'ouvrirent de nouveau devant nous. Je pouvais alors nettement distinguer sur le visage de ses occupants qu'ils n'avaient pas raté une miette du discours fleuri de ma soeurette. Je la regarde, décomposé, en lui soumettant l'idée de finalement prendre les escaliers. C'est vrai quoi, un peu de sport dès le matin ne peut pas nous faire de mal ! Mais ma soeur ne se démonta pas et après avoir chaleureusement remercié les gens qui se trouvaient à l'intérieur, elle monta à son tour direction le cours de latin (wwaaaoooouuuuu ma soeur, trop une super héroïne de tous les temps !).

Après trois longues heures de cours sur les métamorphoses d'Ovide, qui m'ont permises de récupérer un peu de ma nuit, je retrouve ma soeur pour aller manger le midi. Ce n'est pas mon petit croissant du matin, mangé à la Alain Prost, qui avait contenté mon estomac qui se prenait pour un chanteur d'opérette. Autour de la fac, il y a plein de petits restos où l'on peut s'acheter des repas à emporter pour aller ensuite les déguster dans le jardin des plantes (le meilleur moment de la journée avec celui où l'on se couche le soir...).

Ma soeur m'achète un bon sandwich (poulet, crudités), une part de tarte aux pommes et une petite bouteille d'eau, de quoi me restaurer comme un petit porc. Alors que nous entrons dans le jardin, un SDF s'approche de ma soeur pour lui demander une petite pièce. Comme elle a un grand coeur, elle me demande de lui tenir son déjeuner et commence à fouiller dans son porte-monnaie. Le SDF s'avance alors davantage vers elle, et comme visiblement il n'avait pas bu que de la vittel, il s'étale comme un gros sac de linge sale sur ma pauvre soeur, ne trouvant pas mieux, pour ne pas tomber complètement, que de s'accrocher à son soutien-gorge. Vous imaginez la scène ? Le mec, complètement bourré, à moitié au sol s'agrippant de toutes ses forces au sous-tif de ma pauvre soeur qui ne tenait plus en équilibre que sur un pied, me demandant désespéremment de l'aider (moi, je rigolais tellement que je m'en étouffais). Finalement, après quelques secondes de lutte avec son bourreau, elle arrive enfin à se dégager et nous nous éloignons du lieu de l'agression plus vite que Bip Bip devant le coyote. Vous voyez, il n'y a pas qu'à moi que ça arrive ces choses-là, ma soeur est un beau specimen elle aussi... ;)

Posté par Vince77100 à 15:50 - Commentaires [18] - Permalien [#]

04 février 2007

Mémé ? Sourde ? Si peu...

oreilleAujourd'hui c'est dimanche (bon ok ce n'est pas un scoop), et mémé Paulette est venue manger chez moi (oui je sais faire la cuisine, je suis bon à marier. Pour toutes informations complèmentaires, veuillez joindre le standard de "I love vince so much" au 06 61 ** ** **).

Comme vous le savez déjà, mémé Paulette est un peu sourde. Elle a quand même 94 ans alors il est tout-à-fait normal que ses nonores ne fonctionnent plus aussi bien qu'avant. Du coup, elle a tendance à parler assez fort ce qui, parfois, provoque des situations un peu embarrassantes. Tout à l'heure, en allant la chercher chez elle (plus pratique, pour la trouver, que d'aller la chercher chez quelqu'un d'autre), je croise une de ses voisines qui me dit :

- Vous venez voir votre grand-mère ? (Euh non, je vais jouer aux billes avec Bill Clinton) Vous avez raison, ça va lui faire plaisir (mince moi qui pensais qu'elle allait me foutre un coup de canne sur la tronche en me voyant débarquer).
- Elle vient déjeuner chez moi en fait.
- Ah c'est bien, c'est gentil à vous, ça va l'aérer un peu.
(Bah te gêne pas ! Tu n'as qu'à dire que ma grand-mère pue aussi pendant que tu y es !) Bonne journée alors.
- Merci à vous aussi.


J'entre chez ma grand-mère qui m'attend déjà sur le pied de guerre.

- Coucouuuuuuuuuuuuuuuuuuu !
- Tiens qui c'est que v'là ? (Euh le pape qui s'en revient de la cueillette des cerises à Paimpol)
- C'est Vincent.
- Bonjour ma biche, tu viens me chercher ? (Euh non, je viens faire des pâtés de sable dans ton jardin avec Jean-Pierre Pernaut) Tu as vu, je suis prête.
- C'est bien, je ferme tout et on peut y aller.
- Empailler ?
- Non, on peut y aller.
- Oh tu vois comme mes oreilles me font défaut, j'avais compris "empailler".


Un peu plus tard, nous voici dans la rue. Alors que je m'apprête à la faire entrer dans la voiture, elle aperçoit sa voisine dans son jardin et me dit :

- Tiens, elle est là, la mère machin !
- Chutttttttttttttttttt, moins fort, elle va t'entendre.
- Elle étend ? Sûrement son linge, y'a du soleil aujourd'hui.
- Non pas "étendre" mais "entendre".
- Penses-tu, il parait qu'elle est un peu sourde
(J'en connais une autre...).

Elle parle tellement fort que la voisine se retourne. Je lui fais un petit signe de la main et rentre en quatrième vitesse ma grand-mère dans la voiture.

Avant d'aller chez moi, elle tient à ce que je l'emmène au cimetière sur la tombe de ma maman et sur celle de mon grand-père. Comme il n'y a pas de place pour se garer, je me mets, exceptionnellement, sur le trottoir, devant une maison qui se trouve en face de la grille d'entrée. En sortant, je demande gentiment à la propriétaire si ça ne la dérange pas et lui fais savoir que je n'en ai pas pour longtemps.

- Qu'est-ce que tu dis ?
- Non non, je parle à la dame.
- Quelle dame ?
- La dame qui habite là. Je me gare devant chez elle, alors je lui demande si ça ne la dérange pas.
- Oh bah dis, elle voit bien que je suis âgée et que je ne peux pas marcher quand même.
- Chuttttttttttttttttttttttttttt. Elle va t'entendre. Elle est gentille, elle a dit oui.
- Ce que les gens sont intolérants maintenant !
- Hum hum... Parle moins fort mémé, elle est gentille la dame, c'est toi qui n'as pas bien compris.
- Bon, dépêchons-nous, avant que la râleuse trouve quelque chose à redire.

Quelques minutes plus tard, alors que je m'apprête à faire monter de nouveau ma grand-mère dans la voiture, un monsieur passe devant nous avec un petit garçon sur ses épaules qui à l'air aussi content qu'un trou de balle de dinde farci à Noël. L'enfant pousse des petits gémissements qui alertent ma grand-mère.

- C'est quoi ça ?
- Chuttttttttttttt. Parle moins fort.
- Qu'est-ce qu'on entend là ? C'est un dingue non ?
- Chutttttttttttttttt, le monsieur est juste à côté.
- Il est pas bien de crier comme ça.
- Mais c'est pas lui, c'est son petit garçon qui pleure.

C'te honte un jour, je vais me prendre une patate en pleine poire avec ses réflexions. Comme elle entend moins, elle ne se rend pas compte qu'elle parle fort.

- Elle est toujours là, la râleuse ?
- Chuttttttttttttttt, elle est dans son jardin.
- Tu vois, que nous n'avons n'a pas été long, elle ne peut pas dire qu'on l'a dérangée tout de même !
- Mais elle n'a rien dit, au contraire, elle est gentille, elle a bien voulu qu'on se gare devant chez elle.
- Ah tu vois une pelle toi ?

- Pourquoi tu me parles de pelle ? (Gné ?) Je te dis qu'elle est devant chez elle.
- Oh ben oui sûrement.

(Bon ok, vu qu'elle ne comprend pas et que je finis par ne plus rien comprendre moi non plus, restons-en là...).

Cinq minutes plus tard, nous voici enfin arrivés. Je l'attrape par le bras (plus pratique que de la tirer par les pieds) pour l'aider à sortir de la voiture.

- Merci ma cane. J'ai l'air d'une vieille andouille maintenant, je ne peux même plus sortir toute seule de la voiture.
- Ce n'est pas grave, je suis là pour t'aider.
- Avec ça que j'ai mal à mon oeil aujourd'hui.
- Bah viens, on rentre vite.
- Oh non, c'est pas la conjonctivite, tu sais bien qu'il me fait tout le temps mal depuis des années.
- Non je dis, viens qu'on rentre vite.
- Oh tu vois comme mes oreilles me trahissent, j'avais compris que tu me parlais de "conjonctivite". J'ai l'impression que je deviens vraiment sourde ! (Sans commentaire).

Posté par Vince77100 à 15:55 - Commentaires [25] - Permalien [#]
« Accueil  1